ANDRÉ VELTER - TANT DE SOLEILS DANS LE SANG
ERNEST PIGNON-ERNEST
PEDRO SOLER
LIVRE-DVD
ANDRÉ VELTER - TANT DE SOLEILS DANS LE SANG
ERNEST PIGNON-ERNEST
PEDRO SOLER
LIVRE-DVD
Poète, essayiste, homme de radio, André VELTER est né le 1er février 1945 à Signy-l’Abbaye, dans les Ardennes.
Il partage son activité entre les voyages au long cours (Afghanistan, Inde, Népal, Tibet, Extrême-Orient) et la mise en résonance des poésies du monde entier.
Résolument attaché à la “voix haute”, il multiplie les récitals avec comédiens, chanteurs et musiciens.
120 pages au format 14,8 x 21 cm
composées en Garamond corps 12
sur papier Brut de Centaure Ivoire
couverture avec rabats sur Rives Tradition
reliure cousue
avec son DVD intégré en 3ème de couverture
durée : 90 minutes
contenant le récital intégral avec Pedro Soler,
les dessins d’Ernest Pignon-Ernest,
une interview exclusive d’André Velter,
des extraits d’autres récitals
Dépôt légal : mars 2008
ISBN 978-2-917145-00-5
24 € ttc prix public
ou ci-dessous :
Livre-récital composé par André Velter dans la résonance des musiques de Pedro Soler, TANT DE SOLEILS DANS LE SANG exalte une poésie qui parie sur l’énergie, qui court le monde, qui prend ses risques et ne cesse de reprendre souffle.
Parole engagée, utopique et solaire, qui évoque aussi bien les aventuriers de l’arène, Manolete, Dominguin, Paquirri, José Tomas, que les aventuriers du verbe incarné, Federico Garcia Lorca, Victor Segalen, Blaise Cendrars, Paul Valet, Al Berto ou Juan Gelman.
Ici, des mots jetés sur des cordes de guitare entendent faire chants, sens et rythmes à la fois. Des mots pour repartir encore et encore, et se retrouver à jamais en terrain découvert, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues.
Éditions ALPHABET DE L’ESPACE / Nicolas FOUGEROUSSE / 294 rue pasteur, Le Ronsard 2, 73490 LA RAVOIRE - CHAMBÉRY / 04 79 36 09 45 / 06 85 97 54 14 / fax 04 88 13 11 57
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TAGS : Éditions ALPHABET DE L’ESPACE (écriture, musique, image), découvrez ce que nos livres ont à vous offrir. André Velter, Brigitte Giraud, Pascale Arguedas (Calou), Dominique Sampiero, Duong Thu Huong, Colum McCann, Denis Grozdanovitch, Christian Garcin, Rosa Montero, Paul Fournel, Sabine Wespieser, Bernard Ollivier, Michel Volkovitch, Éric Faye, Jean-Claude Lebrun, JB Pontalis, Éditions Corti, Cécile Wajsbrot, André Bucher, sommaire, peu de temps, identité, cinq sens, ecologie, vivre en poésie, catalogue, auteurs, commande, roman, agenda, presse, contact, vidéos, livre électronique, e-book, epub, tant de soleils dans le sang, avec les garçons, pourquoi, territoire du papillon, interview(s).
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Entretien vidéo avec André VELTER
15 octobre 2007
Maison de la poésie à Paris
Durée : 6 minutes
André VELTER et Pedro SOLER
Extrait vidéo Récital Tant de soleils dans le sang
15 octobre 2007
Maison de la poésie à Paris
Durée : 8 minutes
FRANCE 3, Un livre un jour
Tant de soleils dans le sang
16 mai 2008 à Paris
Durée : 3 minutes
23 avril 2008 Radio Zinzine (radio libre) Youl
Découvrez l’enregistrement réalisé par YOUL pour RADIO ZINZINE à Digne (04) le 21 mars 2008 avec ANDRÉ VELTER et PEDRO SOLER. Au programme : la naissance et l’histoire de l’ouvrage TANT DE SOLEILS DANS LE SANG, interviews, discussions, anecdotes, extraits du récital, biographies des trois artistes, présentation des Éditions ALPHABET DE L’ESPACE, un programme intéressant, riche et complet !
Durée : 30 minutes.
21 mars 2008 Le Monde Patrick Kéchichian
“Tant de soleils dans le sang, d’André Velter, volume accompagné du DVD d’un récital et de la reproduction de poèmes-tracts avec Ernest Pignon-Ernest, inaugure une nouvelle maison d’édition de poésie, dirigée par Nicolas Fougerousse. La chose est assez courageuse pour être notée. D’autant que l’ouvrage est publié avec un grand soin.” P.K.
30 mars 2008 Poezibao Florence Trocmé
“Livre-récital composé par André Velter dans la résonance des musiques de Pedro Soler, TANT DE SOLEILS DANS LE SANG exalte une poésie qui parie sur l’énergie, qui court le monde, qui prend ses risques et ne cesse de reprendre souffle.
Parole engagée, utopique et solaire, qui évoque aussi bien les aventuriers de l’arène, Manolete, Dominguin, Paquirri, José Tomas, que les aventuriers du verbe incarné, Federico Garcia Lorca, Victor Segalen, Blaise Cendrars, Paul Valet, Al Berto ou Juan Gelman.
Ici, des mots jetés sur des cordes de guitare entendent faire chants, sens et rythmes à la fois. Des mots pour repartir encore et encore, et se retrouver à jamais en terrain découvert, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues.
Poezibao recommande la visite du très beau site de l’éditeur, avec extraits audio et vidéo et plus large présentation de ce livre-récital.” F.T.
9 avril 2008 Le Pintemps des Poètes Jean-Pierre Siméon
Les Éditions ALPHABET DE L’ESPACE reçoivent le soutien du Printemps des Poètes via Jean-Pierre Siméon pour la sortie de l’ouvrage TANT DE SOLEILS DANS LE SANG.
11 avril 2008 L’Humanité Evelyne Pieiller
“À deux, on parle, oui, c’est déjà mieux, on peut commencer à avoir un autre point de vue et
on peut aussi s’encourager, mais à plusieurs, on sort de son ego, on sort de ses seuls soucis, on est un parmi d’autres et c’est ce qu’on a de commun qui l’emporte.
Et ce qu’on a de commun, ce ne sont pas que les ennuis, c’est aussi la vitalité, alors on chante, on joue, on manifeste… notre présence humaine compliquée. C’est peut-être aussi pour ça qu’on a besoin de théâtre, de musique… Peut-être pour et pleurer, et parler, et chanter. C’est peut-être aussi pour ça qu’on a besoin, en nos temps suavement destructeurs, de lyrisme, ce lyrisme qui nous rappelle que l’homme ne se réduit pas au bon sens, mais est habité par
des rêves, des désirs, des contradictions, qui lui donnent l’idée même de l’humanité et qu’il a les moyens à la fois de consoler cette humanité blessée en lui et de lui redonner confiance
en ses possibilités. Allez, c’est le moment de fonder un club des mauvais esprits, de toute urgence, et d’écouter du flamenco.
On sera peut-être surpris par cette irruption du flamenco. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est certainement pas parce qu’il est métissé qu’on l’aime. On n’en peut plus, du métissé. D’abord, tout est métissé, même le pur classicisme français, qui est du baroque suspendu, qui est un mélange franco-italien, à tout le moins, tout est métissé et ce n’est de surcroît absolument pas un gage de valeur en soi. Non, si le flamenco ici intervient, c’est parce qu’il affirme, toujours, pour reprendre les mots d’André Velter, que « nos vies menacées sont à jamais solaires », c’est parce qu’il transforme la solitude en pulsation vitale, c’est parce qu’il chante la possibilité du partage de l’inquiétude, au sens propre du terme, du partage de l’exil, loin des accomplissements rêvés, loin du bonheur désiré et sa métamorphose en pays habitable. Les éditions Alphabet de l’Espace proposent trois présences flamenco, des ballades d’André Velter, un DVD présentant Velter disant ses chansons-poèmes que Pedro Soler prolonge à la guitare
et des poèmes-tracts réalisés avec Ernest Pignon-Ernest, brusques, saisissants et insurgés. » Surtout ne pas ressembler aux poètes qui se prennent pour des poètes. » André Velter célèbre : « Ce que nous avons à partager - avec ceux de la poésie vécue, Villon, Garcia Lorca, Pasolini, Mandelstam -, c’est par les chemins de traverse et les ballades des naufragés de ne pactiser jamais. » Accompagner ce trio flamenco, c’est retrouver la nécessité de s’embellir en ne renonçant pas à ce que la vie propose ; ah ! c’est une beauté qui engage.” E.P.
14 avril 2008 Ouest France Bruno Sourdin
“Les éditions Alphabet de l'espace, à Annecy, publient leur premier ouvrage : Tant de soleils dans le sang, un livre composé par André Velter. Attaché à l'oralité, à ce qu'il appelle la « voix haute », le poète aimer à s'entourer de comédiens et de musiciens. Pour ce récital, il a choisi la complicité d'un maître du flamenco, Pedro Soler. Un DVD vidéo fait revivre et prolonge leur récital.
Tant de soleils dans le sang exalte le chant profond de l'Andalousie, dans une langue à la fois intense et intime. « Toi qui es né/loin des soleils féroces,/tes dents de lait,/tes dents de loup/ont mordu à pleine lyre, à toute force,/à ce mythe andalou/qui fait le corps/roide et farouche,/et le désir insolent,/toujours à défier les temps/avec une dague/dans le sang. » Chaque poème a été composé dans le rappel et l'attente des musiques de Pedro Soler, comme cette invocation de la « guitarra », qui fait revivre la quintessence et le phrasé unique de cet instrument secret : « la guitare flamenca/sait descendre aux enfers/et voler un soleil,/elle meurt et ressuscite,/tisse un sac de ténèbres,/caresse une fontaine couverte de jasmins,/elle se confie à tous les ciels de la terre,/à l'or mystérieux des cinq doigts de la main,/elle appelle une femme ou un cheval/pour un baiser, pour un galop, pour une flamme ».
Qu'elle dise l'effroi sacré de l'arène, l'horizon qui vacille « entre les cornes du taureau », ou l'éternité « à la pointe de l'épée », la parole vibrante et aimante d'André Velter ne cesse de côtoyer la fureur et les ténèbres. Liée au souffle et à la respiration, sa voix ouvre des espaces et cherche à éveiller en nous une jubilation apaisée. Le livre s'achève sur des poèmes-tracts et des dessins d'Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues. « Mourir n'est pas nécessaire pour partir sans bagages ».
Résumons-nous. La voix d'André Velter, la guitare flamenca de Pedro Soler, les dessins de Pignon-Ernest et un DVD inséré : ce livre préfigure ce que peut, ou ce que doit être le livre de poésie de demain. Une belle aventure commence pour un jeune éditeur éclairé.” B.S.
21 avril 2008 Le Dauphiné Didier Pobel
“L'événement n’a pas lieu tous les jours. Saluons donc la naissance d’une nouvelle maison d’édition, les Éditions Alphabet de l’espace, qui plus est vouée à la plus exigeante littérature. Les trois collections du futur catalogue s’appellent “Ouvrir” (avec pour mission d’ouvrir l’écriture poétique aux non-initiés), “Alphabet” (pour les amateurs de romans poétiques) et “Poiêsis” (terme grec qu’il n’est pas besoin de traduire). Le premier ouvrage paru augure de l’excellence du projet de cette enseigne haut-savoyarde dirigée par Nicolas Fougerousse. TANT DE SOLEILS DANS LE SANG d’ANDRÉ VELTER, par ailleurs auteur et éditeur chez Gallimard, se présente comme un “livre-récital” (un DVD de 90 mn est inclus), dans la résonance des musiques de Pedro Soler, rehaussé de sept poèmes-tracts avec Ernest Pignon-Ernest. “Dans la cacophonie qui passe / pour la rumeur du monde / il est des voix qui veulent / à tout moment et en tous lieux / tenir parole”.” D.P.
21 avril 2008 L’Union Yanny Hureaux
“Quelle plus noble aventure que d’oser éditer des œuvres poétiques ! Nicolas Fougerousse, fondateur des éditions Alphabet de l’Espace, s’y lance corps et âme au 27 rue Carnot, à Annecy (04.50.69.07.79). Don du ciel, « Tant de soleils dans le sang », sa première publication, est une œuvre de notre André Velter. D’entrée de jeu, Nicolas Fougerousse impose sa marque en donnant à l’ouvrage la dimension d’un « livre-récital » accompagné de « sept poèmes-tracts ». Pas question ici de vous en dire plus sur le « récital » et les « tracts » tant vous serez émerveillés par leur découverte ! Sachez seulement qu’ils vous feront vivre intensément l’escapade andalouse « tout feu, tout flamenco » de l’enfant illustre de Signy-l’Abbaye. La guitare de Pedro Soler, les dessins d’Ernest Pignon-Ernest, les mots, les gestes, les regards, la chemise rouge d’André Velter illuminent la passion poétique des éditions Alphabet de l’Espace. A savourer, séance tenante. Yauque, nem !” Y.H.
2 mai 2008 Livres Hebdo Catherine Andreucci
«Vers, prose et DVD : pour choisir le nom de sa maison de poésie, Nicolas Fougerousse a emprunté à André Velter l’expression «alphabet de l’espace». Le poète a aussi accepté d’inaugurer la production de l’éditeur avec un livre de belle facture paru en mars, TANT DE SOLEILS DANS LE SANG, un récital sur une musique du guitariste Pedro Soler, accompagné de poèmes-tracts créés par Ernest Pignon-Ernest (livre+dvd : 24 €). Ce sera le seul ouvrage de l’année, mais dès 2009, le nouvel éditeur compte passer à trois titres par an et publiera un texte de Brigitte Giraud et un autre de Dominique Sampiero. Tous les livres comprendront un DVD, et la production s’articulera autour de trois collections : «Ouvrir», des textes pour faire découvrir la poésie, «Alphabet», qui accueillera des romans poétiques, et «Poiêsis», consacrée à la poésie pure écrite en vers. Depuis Annecy, Nicolas Fougerousse, montagnard de 28 ans et commercial chez Xerox à plein temps, a fondé sa maison sur le modèle de Cheyne Éditeur. Il a choisi de se diffuser et de se distribuer lui-même.»
19 mai 2008 Passion Livres (France Bleu Pays Savoie) Pascale Debruères
L’ouvrage TANT DE SOLEIL DANS LE SANG d’ANDRÉ VELTER présenté à l’émission Passion Livres par Pascale Debruères sur France Bleu Pays de Savoie le lundi 19 mai à 17H20.
18 mai 2008 C mieux le week-end (France Bleu Ile de France) Nathalie Iris
L’ouvrage TANT DE SOLEIL DANS LE SANG d’ANDRÉ VELTER présenté en coup de coeur
à l’émission C mieux le week-end par la libraire Nathalie Iris, librairie Les mots en marges à la Garenne Colombes (92), sur France Bleu Ile de France le dimanche 18 mai.
24 mai 2008 Le Dauphiné Dominique Cheul
“Il faut aimer la belle aventure et être sacrément culotté ! Nicolas Fougerousse vient de créer sa maison d’édition en mars dernier. C’est déjà un défi en soi. Deuxième folie : l’Annécien se lance dans l’édition d’œuvres poétiques. Pas vraiment porteur. Le moteur de Nicolas ? Simplement la passion du mot…mais cela ne suffit pas.
Encore plus surprenant : ça démarre fort. La presse est emballée par la sortie, en mars dernier, du premier ouvrage, un livre + dvd, avec poèmes d’André Velter, musique de Pedro Soler et dessins d’Ernest Pignon-Ernest. France 3, Le Monde, PPDA, Ouest France, France Bleu et Didier Pobel du Dauphiné Libéré sont les premiers à souligner la qualité du travail de Nicolas Fougerousse.
Pari d’un jour ? Que nenni. Nicolas Fougerousse n’est pas le genre poète déjanté qui clame des vers en s’extasiant devant la nature. Les clichés l’agacent. « La lecture c’est d’abord physique, la réflexion vient après. » BTS électronique en poche, Nicolas est aujourd’hui commercial pour une grande marque. Plutôt les pieds sur terre. Il commence à lire à 15 ans, Jacques Prévert est une porte d’entrée.
Il va dévorer la poésie pendant 8 ans. Premier grand déclic. Puis, en 2000, c’est la rencontre avec le libraire René Vuillermoz qui lui fait découvrir André Velter. C’est le choc frontal. Le projet de créer une maison d’édition est né là, il va mûrir et se concrétiser. André Velter est séduit par la passion du jeune homme. Il sera le premier édité (avec l’ouvrage « Tant de soleils dans le sang »). Il sera le socle des éditions Alphabet de l’espace. Un livre-récital original accompagné de dessins. De la poésie multimédia en somme. Volonté affirmée de Nicolas Fougerousse : que l’impression, la fabrication et la présentation soient parfaites. « Je suis intéressé par tout ce qui touche s’agrège à l’écriture, de la musique à l’image. »
En bon commercial, l’éditeur a pris son téléphone pour convaincre les libraires. Plus de 400 exemplaires déjà vendus en mai à 24 € pièce.
Il ne veut pas en rester là. Après l’édition de son premier ouvrage dans la première collection (Poiêsis), il lancera en 2009 la collection Alphabet (roman poétique) et la collection Ouvrir (pour les non-initiés à l’écriture poétique). Les premiers auteurs sont déjà au travail ou presque : Brigitte Giraud et Dominique Sampiero. Excusez du peu. Objectif : une dizaine d’ouvrages par an en 2015. La poésie et ses contours, toujours. Jeune homme complet, Nicolas Fougerousse trace sa route sans trop se poser de questions, la passion alliée à un vrai sens de l’organisation. Et puis de toute façon, le poète a toujours raison…” D.C.
10 juin 2008 Revue Comme en poésie n°34 Jean-Pierre Lesieur
“C’est toujours un phénomène heureux de découvrir une nouvelle maison d’édition et c’est le cas ici. Voici un livre-récital dans lequel la poésie est multiple, le livre, le tract avec Ernest Pignon-Ernest, le DVD accompagné par Pedro Soler. La totale pour une poésie qui se force les talankers de la réalité. Je ne vous ferai pas l’injure de présenter André Velter à vos yeux étonnés et je le découvre batifolant avec Fédérico poursuivi par des toros de combat qui lui en veulent à mort. Cela rend ses textes parsemés de doute et de cris qui montent jusqu’à ce qu’un chant profond et andalou vous emporte dans ses bras vers l’Andalousie de la nostalgie. Un beau cadeau à vous faire si vos proches ne connaissent rien en poésie.” J-P.L.
europe
Octobre 2008 Revue Europe Charles DOBZYNSKI
“Un genre nomade de poésie, non pas celle qui erre, mais celle qui va le plus loin, au-delà même de ce qu'elle est censée signifier, sans se soucier des sentiers balisés, des frontières normalisées, des codes de la bienséance. De plus en plus, les livres de poésie refusent l'uniforme, je veux dire la forme unique, vers ou prose, au trot du train-train, ils préfèrent le galop de la découverte. La science du métissage détricote les règles, mais aboutit à de l'inattendu, à de l'inespéré.
Nous assistons alors à un basculement qui n'est pas seulement le résultat d'une technique mais d'une vocation qui résiste à l'emprise des moyens audiovisuels, à l’expansion d'internet. Vocation de la poésie qui s'empare de ces divers instruments pour promouvoir sa propre mutation. Non pas pour se diluer dans un marécage numérique, mais puiser dans son devenir une puissance multipliée. C'est une évolution d'autant plus nécessaire que la carence est patente, dans le domaine général de la lecture, ce qui réduit plus encore l'audience de la poésie, tellement astreinte à la portion congrue—ou privée de toute portion—dans les médias.
Entendons-nous : je ne suis pas attiré pour autant par un éventuel livre « électronique » qui remplacerait la publication sur papier. Je suis persuadé que le livre, s'il n'est pas le seul support de mémoire, est le seul apte à déclencher le processus intime qui conduit à la réflexion et à la création. Le livre néanmoins a tout intérêt à étendre sa sphère et à y intégrer certains éléments de résonance avec d'autres arts, la musique, la peinture, par exemple.
C'est en ce sens que le nouveau livre d'André Velter, Tant de soleils dans le sang, dans une formule audacieuse des éditions Alphabet de l'Espace constitue un de ces objets nouveaux qui ne sont pas encore des artefacts. Ce n'est pas un fait extraordinaire : on a déjà vu de nombreux livres accouplés à un DVD. Mais il s'agit en l'occurrence, plus que d'une combinaison audiovisuelle, d'une lecture polyvalente où se trouvent associés un texte poétique, ponctué par la guitare à l'éclat adamantin de Pedro Soler, et un ensemble de poèmes-tracts, inspirés par les dessins «à l'emporte-pièce » du peintre Ernest Pignon-Ernest (on pense à certains slogans lapidaires des futuristes russes ou des murs de Mai 68). De surcroît, nous sont offerts deux récitals animés par Velter et Soler, et le bonus d'une interview du poète. Celui-ci, on le sait, est un pionnier de la parole en liberté. Parole en liberté, cela veut dire d'abord, échappée de la page blanche, poésie orale, texte élocutoire, mots mis en bouche ou mis en ondes déconcentrées. D'autres poètes ont mené ce grand jeu. Velter le poursuit avec persévérance, avec un art savant et transparent. La poésie n'est nullement pour lui un enclos réservé. Elle se propage en plusieurs directions et met à contribution diverses potentialités. La parole poétique c'est aussi Midi à toutes les portes, pour reprendre le titre d'un ouvrage précédent (Gallimard), magnifique jalonnement du poète dans sa propre vie, avouant son vertige des voyages, sa passion des territoires connus ou familiers, et des relations nouées avec les autres. Poésie à toutes les portes, sur toutes les cordes de l'arc et de la lyre. Ce n'est pas une écriture, c'est une manière d'être, qui a pour débouché l’écriture.
La parole de Velter s'inscrit donc simultanément, ou presque, sur la page et sur l'écran. Il ne récite pas ses poèmes, il les traduit en voix, sans la moindre emphase, avec la juste intonation d'un habitué du micro. Et la guitare de Pedro Soler, sa guitare flamenca irise les mots, goutte à goutte, par la couleur de nostalgie d'un jardin d'Espagne. L'Espagne, c'est le thème du livre. Une Espagne sous l'emblème de Federico Garcia Lorca, salué dans un poème qui n'est pas de dévotion, mais reconnaît une manière de consanguinité intellectuelle avec le poète du Romancero gitan, Velter, ce baladin du monde oriental, arpenteur de chemins escarpés dans l’Himalaya ou l’Hindu Kush et des savanes sèches du grand désert du Thar, le voici comme transplanté dans un monde ibérique où le tempo est celui d'un rituel, la corrida, et où règne pour le rêveur le mystérieux envoûtement du duende, si souvent évoqué par Lorca, et qu'il redéfinit ainsi : « Avec toi, Federico, le duende / devient l'instrument miracle d'encre noire / inquiétude étrangement gaie, hantée / par une aube livide et un reste de lune ».
II ne faut pas trop s'étonner de ce déplacement, de ce décalage géographique, pour un écrivain qui ne cache pas d'ailleurs sa dette envers Blaise Cendrars ou Segalen : «Un instant Victor Segalen/je reviens sur nos équipées / qui basculèrent d'un même élan / en terrain de reconnaissance... » Ce qui se conclut par : « marche, marche au loin,marche encore, / ton pas fait un bien à la terre... »
L'Espagne n'est donc pas une escale, une escapade ni un paysage parmi d'autres, mais une terre d'élection et de prédilection de cette «poésie vécue » qui est pour le poète le seul moyen d'être vraiment au monde. À cet égard, il nous confie l'un des principes éthiques dont il se réclame :
« S'engouffrer dans la vie de la poésie / En traversant la poésie de la vie ».
A cette terre, à son fleuve Guadalquivir, à sa récurrence andalouse dans la musique flamenca, à l'aura fascinante et tragique de ses héros de l'arène, Manolete, Dominguin, José Tomàs, il s'accorde alors tout naturellement, lui, l'homme du Nord, venu sur les traces de Rimbaud, à Charleville... Cet engouement n'est pas de circonstance : c'est un point de passage, comme prédestiné, d'un mythe à l'autre. Après la légende du cheval et les prouesses de son cavalier prestigieux incarné par Bartabas, avec Zingaro suite équestre (Gallimard), le poète est requis par le toro, « bête fauve / fils ou frère / du vieux Minotaure ». Le mythe épique ne connaît pas de frontière. Et s'il nous sollicite avec une telle intensité, c'est qu'en lui s'affrontent la mort et la vie, la lumière et les ténèbres. C'est que l'on peut y voir poindre comme la pointe d'une épée ou d'une corne : « Oh, cet instinct de mort / pour la mort ajournée ».
Pour Velter, ce qui importe, c'est « être partout / Ne pas s'arrêter ». Si j'ai parlé de principe éthique à son propos, le poète est pourtant tout le contraire d'un prédicateur, d'un donneur de leçon : « ne suivez pas le guide / n'écoutez pas le monde / écorchez-vous l'esprit /jusqu'à changer de peau ». À cette exigence d'indépendance farouche et d'autoconstruction, André Velter a toujours été fidèle. Et l'on constate, de livre en livre, qu'elle est le gage d'un constant renouvellement.”
C.D.
13 juillet 2008 Carnet nomade (France Culture) Colette Fellous
L’ouvrage TANT DE SOLEIL DANS LE SANG d’ANDRÉ VELTER présenté à l’émission Carnet nomade par Colette Fellous. Au programme : Séville, la lumière, le sang, partir, Garcia Lorca.......
Chronique complète :
7 avril 2008 Vol de nuit (TF1) Patrick Poivre d’Arvor
L’ouvrage TANT DE SOLEIL DANS LE SANG présenté en “coup de coeur” à l’émission Vol de nuit de Patrick Poivre d’Arvor sur TFI le lundi 7 avril à 00H55.
Capture menu du DVD Tant de soleils dans le sang
Pedro Soler pendant la captation
André Velter en train de lire “Orphée par nuit noire”
La scène de la Maison de la Poésie, Paris
“Chanson pour partir”
Guitare solaire
Vamos !
Récital “Décale-moi l’horaire”, à Tours,
avant l’embrasement de “Quel royaume !”
Récital “Tout feu tout flamenco”,
à La Grave-La Meije, en hommage à Chantal Mauduit.
Ernest Pignon-Ernest
Poème-tract n° 7
Tant de soleils dans le sang
Récital Tant de soleils dans le sang
à Annecy au Bistro des Tilleuls le 24 mai 2008
Alexia Fourneau © Tous droits réservés
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“Ce que c’est vraiment que de vivre
à l’aventure, à l’improviste :
on cueille des roses dans la brume,
les ténèbres, les buissons
ou la dernière galaxie connue,
sans voir ni penser
qu’on a les mains en sang.”
Ou choisissez l’accès par chapitres :
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